En se promenant dans certains rayons de H&M, on part dans des délires entre tantines, et voici où ça nous ramène...
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En se promenant dans certains rayons de H&M, on part dans des délires entre tantines, et voici où ça nous ramène...
Juste au moment où il entre, accompagnez-le dans le mouvement : Ouvrez-lui grand votre écrin comme vous ouvriez grand la bouche pour le même engin. Pour ouvrir grand vos douceurs et délices, expirez bien pour libérer toutes les tensions chakralistiques ou quoi qu'est-ce, et relâcher toutes les vannes du bas.
Tout de suite après, quand votre invité de marque est arrivé au fond, inspirez et en même temps, serrez le fort.
Voilà l'aspirateur passé et votre tonton acceuilli comme il se doit. Car ça fait effectivement un effet d'aspiration pour eux, un petit space montain vite fait bien fait dès le premier contact qui les étourdit et leur promet un feu d'artifice unique en son genre ! C'est un petit "akwaba"* surprise que vous pouvez renouveler ensuite. (C'est mieux que de se faire gifler par les odeurs, non Nastou ? loool ) C'est aussi histoire de leur dire
" Mon gars, c'est MOI ta tantine ! "
Surtout, surtout, faites le avec amour et naturel ! (la technique vient très vite avec de l'entrainement) N'allez pas suffoquer sous votre tonton qui avec un peu de chance le prendra -stupides mâles- pour un orgasme de son fait !
Un jour, un tonton me racontait :
Les petites au pays, mais ce sont des techniciennes de surface bac + 5 !! Quand elles t'attrapent, elles ont une manière de t'aspirer là, ! Ca fait "woup" ! Tu restes dedans seulement ! Cadenassé !
Eh bien, je le dis à toutes les tantines comme moi qui commencent à avoir peur des "petites" : Il n'est jamais trop tard pour s'y mettre. La boxe qu'elles font avec les tontons, on est tout à fait capable de la faire, avec un peu d'entrainement bien sûr ! J'avoue qu'au début, trop dans le tout nouveau tout beau, j'avais laissé tous ces conseils avec la dot qu'on m'a donnée dans un placard au pays. Mais avec le temps, les enfants, les commérages avec les autres jeunes mamans, on commence à s'intéresser de près au miel avec lequel les "petites" attrapent très professionnellement les tontons égarés.
Et pour nous rassurer complètement, gardons à l'esprit le proverbe " vieil canari ka few bonn soup ! "**
Voilà comme promis, le résultat d'une des courses de mon shopping sex de cet été ! Sans compter que selon la pudeur des tantines qui t'expliquent la chose, tu ne percutes pas toujours sur les techniques... Il m'a fallu me renseigner pour découvrir qu'en fait, c'est simple à réaliser ! On me disait :
et insolente je me disais :
"Ah ouais ? c'est pas vous qui courez toute une journée sur Paname...C'est si j'veux hein"
Maintenant, je lis un peu plus entre "leurs" lignes...
Comme je sais qu'il y a des "petites" qui lisent, svp, déposez seulement vos techniques dans les comm', c'est pour la bonne cause...
Et avant de vous quitter, des news de Moriba : Il s'est arrêté en Chine pour visiter une usine de montage de vélos et faire réparer le sien... Là, il n'arrivera plus à l'heure africaine, mais à l'heure reprise de la croissance économique !
Lexsex :
* akwaba = "Bienvenue" en afrique de l'ouest
**c'est dans les vieilles marmites qu'on fait les bonnes soupes...
Amazony toujours sans sac
Ounh! Ce blog-ci n'a pas été balayé (lire ba-la-ié) depuis longtemps ! Vos tantines bouissonnières sont pas sérieuses ! Vairaiment ! Un "chez" doit toujours être entretenu. Comme nos grands-mères qui se levaient avec les coqs et commencaient à balayer leurs devantures avec le petit balai que d'aucuns utilisent comme déco de nos jours. En même temps qu'elles balayaient emmitouflées dans leurs pagnes sentant le "Vicks", elles machouillaient leurs cure-dents tranquillement. Et quand leur tâche était accomplie, avant de rentrer faire leurs toilettes, vlàààà le jet de salive qu'elles ne lancaient pas dans les herbes. Le jet pouvait faire 1mètre ! Et il allait tomber loinnnnn !!
J'ai toujours kiffé cette manière de cracher, mais je n'y suis jamais arrivée. J'aurais tellement aimé pouvoir le faire pour aujourd'hui cracher de bons gros molards à distance sur les djeuns qui s'amusent à saliver et laisser des crachats ridicules tomber à leurs pieds. Ca me laisserait le temps de m'enfuir !!
Bon, trève de manque de finesse, revenons-en à notre propreté et à ces gestes que nous ont enseigné tacitement nos mères-grand. Nous autres africaines, nous vantons toujours de notre Grande Propreté, du nettoyage intempestif de nos petits entré-couchés de nos années étudiantes ou de nos palaces de bobo une fois casées et en pleine ascension professionnelle. Et nous briquons, nous aspirons...Voilà qui m'emmène à défaire encore un noeud de mon petit pagne pour vous...
En bonnes ménagères, nous aspirons (de nos jours, il est vivement conseillé de partager cette tâche avec tonton, pour la bonne réussite de l'autre aspiration). En bonnes amantes, nous aspirons aussi !
C'est assez facile pour toutes les tantines qui sont réellement love de leurs gars. Sinon, pour les autres, ça relève plus de la technique. N'est-ce pas que l'on enseignait à nos mamans dans les cours d’économie familiale domestique l'art de savoir entretenir leur foyer et de s'entretenir pour leurs maris ? Eh bien, pas folles, les mamans, elles ont transmis à leurs filles cet enseignement, avec en plus, des techniques truculentes pour faire de la corvée de l'aspirateur une véritable moyen d'épanouissement !
Je m'explique : 20h, quand votre intérieur est propre, coquet et parfumé et que votre tonton rentre... hum ! quel plaisir de se sentir chez soi, attendu et acceuilli par des bras tendrement ouverts et une bouche gourmande !
23h, quand votre tonton est profondément au fond de vous, de tout son 19cm de long (ehh, ce n'est qu'un chiffre tapé au hasard hein !), tendu, nerveux et épais, vous remplissant et se frottant sur toutes les parois de votre voûte, glissant sur votre plancher, vous arranchant des soupirs et faisant enfler votre fleur de plaisir... hum ! quel plaisir de se sentir chez soi, attendu et envelopé sur-mesure !
Le tout est dans l'acceuil que vous lui réservez : Soyez détendue. En fait, au moment où votre tonton vous pénètre enfin, même si vous n'en pouvez plus des préliminaires et que vous ne demandez qu'à être savamment pétrie, malaxée et fourrée comme un chocolat au lait, pensez à votre dernier devoir de "bonne ménagère" de la journée : aspirez le.
à suivre
Amazony sans sac
Encore de la nostalgie ce soir... Quand vous regardez certains autochtones chanter "Maya l'abeille" ou "Capitaine Flam" ou encore "Bouba" et autres "Princesse Sarah" la larme à l'oeil, vous imaginez un peu ce qu'ils ressentent... Eh bien moi, c'est quand je réentends cette chanson. Tout ce que ça m'évoque est indiscible car il y a trop d'émotions à traduire. Et pourtant, ce n'est que mon enfance...Et des mots pour décrire une enfance heureuse, il y en a peu. Il y a juste un Dieu à remercier pour ça en fait...

Et vous, c'est quoi le morceau qui vous remue les tripes ? Et pourquoi ?
Je vous dis ça juste comme ça hein, car le Moriba qu'on a enfin trouvé pour tenir le rôle est en train de nous rejoindre à bicyclette depuis l'australie...Il espère ainsi arriver musclé à point pour rentrer dans le personnage à perfection...Ca promet...
Et tout l'amour des Tantines à Afrogyal dans sa convalescence...
Amazony fofolle
Ici où il y a du sexe coquin plein de rebondissements et surtout jouissant d'une liberté qui coûte si cher et dont on ne mesure pas assez la valeur, je décerne un Gold Fufu Amazony Award à toutes les tantines au pays qui agissent et qui encouragent les actions qui dénoncent la violence faite aux femmes à l'est de la RDC. On n'en parlera jamais assez, on n'en aura jamais totalement conscience, on ne sera jamais assez désolés de cette misère. Et c'est peu de le dire. Je parle des tantines au pays car elles ont un courage et une foi en l'Homme qui sont exemplaires. Mais je me dois également de saluer l'action des tantines all over the world qui malgré l'avancement des sociétés où elles évoluent, sont prêtes à mettre les moyens dont elles disposent au service de cette cause et des toutes celles qui lui sont similaires dans le monde.
Je veux pas faire ma rabat-joie, mais c'est trop moche pour qu'on se taise...
Amazony
Vous avez raison de commencer à vous préocupper de la St Valentin les filles. Pour moi, une fête où les commerçants vont essayer de vous refourguer le plus d'articles inutiles possible, pourvu que leur chiffres grimpent. Une fête où les soit-disant amoureux vont se rattraper de quelques mois passés sans cadeaux, sans surprises, pensant faire la surprise, alors qu'on les attend au tournant. Une fête où les moins imaginatifs se sentent obligés et vont suer et maudire cette fête la veille, n'ayant toujours pas de cadeau en vue. Une fête où qu'il faut fêter pour avoir quelque chose à raconter, sinon on peut faire tâche... Enfin, je ne voudrais pas être trop méchante et gâter le rêve de ceux qui y croient et qui vont magnifier ce jour pour leur amoureux (se) de toute leur force. C'est bien. Il faut de tout pour faire un monde. Et tout le monde à sa place ici.
Tout le monde y compris Valentin Movèzefoy qui va aller fêter sa Valentine comme il se doit alors que ceux qui savent, quand ils savent ce qu'ils savent, et qu'ils entendent ce qu'ils entendent, ont raison de penser ce qu'ils pensent.
A l'approche de cette sacrée fête, je viens parler de ces faux-gars, comme si au final, aucun n'est là pour rattraper l'autre. Bref, je vais me faire plaisir et casser du sucre sur le dos de la gente masculine.
Non, je vous rassure, mon doux tonton ne m'a rien fait. Il ne m'a refusé à l'avance non plus de fêter la St Valentin.
Je sais que vous ne me connaissez pas encore bien mais vous entr'apercevez que je suis une tantine à la vie rangée, mari, enfants, croyant à l'amour et aux valeurs des darons et tout ... Par contre, vous ne savez pas encore qui je fréquente. Eh bien, figurez-vous que mon univers amical est composé de tepus (excusez-moi du terme ), d'allumeuses et de filles dont le passé juvénil est jonché de tournantes... Qui l'eut cru ? Eh bien même pas moi. Mais à en croire Valentin Movèzefoy, je ne fréquente pas des filles à recommander, encore moins bonnes à marier.
C'est que ce cher Valentin est un coureur de jupons invétéré. Amateur de bonnes choses, de raffinement et de délicatement croustillant. De lèvres raffinées et croustillantes. Celles du haut comme celles du bas. Pourvu qu'elles puissent se faire croquer. Et il faut croquer pour savoir si elles sont craquantes.
Vous ne quittez pas un resto ou une soirée sans avoir refilé le no d'une amie à Valentin Movèzefoy, quand il ne se débrouille pas pour l'avoir de lui même. Valentin est un coureur de jupon qui mériterait de se faire soigner. Car maintenant que la trentaine est abordée, on pressent que la tournure des choses n'est pas belle à voir. C-à-d que la relation qu'il avait et qui a viré en "patte blanche" pour mieux s'intoduire dans la bergerie, se disloque. Le mariage dont on nous a parlé peut-être pour faire style parce que tout le monde se cherchait à l'époque, tarde tellement à venir, qu'il ne viendra certainement jamais. Les tantines qu'il s'offraient volaient assez haut côté intello, tandis que maintenant, on est un peu à l'étage des suceuses de banlieue grande couronne qui espèrent se faire épouser et entretenir. Il va continuer à croquer en sous-marin hors-pair, mais sans jamais l'assumer. .
Je me permets d'être vulgaire, car ce monsieur de Movèzefoy ne se gène pas pour parler de mes amies de cette matière. Un jour, j'ai fortuitement surpris ses propos :
* - non, mais c'est une pute je te dis !

Et c'est là où je trouve que Valentin mérite le surnom de Mauvaise Foi. Quand un homme sent qu'il n'a plus sa carte VIP auprès d'une tantine, c'est elle qui devient la personne à fuir. Car ils ment à qui veut l'entendre et entraîne ses pairs dans son jugement d'une bestialité primaire et dénué de tout fondement. Ah ça oui, les tontons sont solidaires entre eux. Solidaires pour baver sur une belle paire de fesses, mais aussi solidaires pour faire une mauvaise réputation à une tantine qu'ils auront chacun à son tour, pratiquée. Bien sûr, il y aura eu une période de rivalité qui peut aller loin quand il s'agit d'obtenir sa carte VIP. Mais une fois ses entrées assurées, ou quand la tantine a clairement affiché sa liberté dans ses choix de partenaires, là rien de ne va plus. Cette tantine ne mérite plus de respect et de toute façon, est une tantine au moeurs légères. Exit son intelligence, son back ground socio-professionnel et ses mérites, sur d'autres plans. Elle n'est pas bonne à fréquenter et de mauvaise influence. En gros, elle n'est représentée que par le nombre de carte VIP qu'elle aura pu distribué, en clair, par son c...
Je sais. Moi aussi, je suis de mauvaise foi. J'inclue tous les tontons dans le même sac. Mais ce qui m'énerve, je le reconnais, c'est qu'on ai traité mes amies de la sorte. Toutes les tantines n'entendent pas s'enfermer tôt dans le mariage. Et quand bien même elles raffolent de sexe via des partenaires différents, elles assument ce choix de vie et surtout, RESTENT DISCRETES. Elles brisent des égos ? Et alors? D'autres ne brisent-ils pas des coeurs ? C'est kiff-kiff. Sauf que les tontons tremblent devant ces filles. Ils ont plus que tout au monde envie de leur part du gâteau mais seront les premiers à cracher et dénigrer ce qu'ils auront enfin eu, ou jamais eu.
Il a fallu que je cuisine mon tonton pendant je ne sais pas combien de temps pour qu'il me brosse une infime partie - je suis sûre- du panorama. Et ça me fait peur. Pourquoi est-il solidaire de faux gars comme ça ? Il fallait voir comment il a parlé de certaines amies vélib (célib') avec emportement ! A se demander si lui même n'a pas été giflé dans son égo aussi. En recoupant avec mes tantines maquées (car pour ne pas éveiller les soupçons il faut mieux jeter son fiel avec ses comparses) je me suis rendue compte que ce Valentin offre sa version des choses à qui veut l'entendre. On ne sait pas qui il a mangé, mais en tous cas, il sait pertinement ce qui est comestible ou avarié. Et il se fait un malin plaisir à gâter la réputations des vélib' de notre cercle d'amis. Il n'assume pas qu'on lui dise non, ou de savoir qu'il n'est pas le seul, surtout si ce sont des gars proches de lui qui ont mangé au même râtelier. Tous les mêmes!!! Faux gars !!! MAUVAISE FOI MAUVAISE FOI MAUVAISE FOI MAUVAISE FOI !!!!!
Amazony Movèzefoy, vendeuse de poisson
Bon les filles, vous avez compris que les tantines ont quelques soucis de casting ! Le tonton qu'on a trouvé pour interprêter Moriba n'était pas assez talentueux pour donner la réplique à tantine Havana, à défaut du vrai. Mais on y remedie, et je vous promets que l'acteur qu'on trouvera sera à la hauteur de vos attentes !
En attendant, dansons seulement !
( - * Ouf, Havana, c'est bon, tu peux faire sortir ton patron par la porte de service...)
désolée, mais je n'ai pas réussi à trouver la version intégrale, il y a des droits partout !
Amazony
Bon, les filles, vous vous impatientez, et vous avez raison. Alors, je viens faire du hors-sujet juste pour vous faire patienter...Wonnêtement, on n'est pas très entre nous ici les filles, mais bon, c'est l'homme qui a peur, sinon, y'a presque rien. Alors, Mes chères tantines, yeux dans yeux, dites-moi comment vous vous lavez le yoni ? On va pas se voiler la face hein, nous sommes entre nous ici, et ces messieurs sont priés d'aller prendre un pot avec leurs potes. Tantine Coffee vous a fait un bref cours de kitokologie sur la propreté quotidienne. Je viens rajouter une couche sur la toilette intime pour les plus jeunes, mais vraiment jeunes, si il y en a qui traînent par là... Alors, vous vous lavez les grandes et les petites lèvres ainsi que l'intérieur du yoni avec une brosse à dents manuelle ou électrique ?
Noonn, Je rigole ! Mais j'ai eu un jour, un débat sur "se laver les profondeurs avec le doigt ou pas". Je ne vous dirai pas dans quelles circonstances, laissez votre tata respirer un peu. Il y avait celles qui y vont avec le doigt et qui "récurent" à grand renfort d'eau, et celles qui laissent l'auto-nettoyage se faire avec juste un jet d'eau en guise de douche vaginale. Ca a viré aux "sales" VS les "propres". Les "senteuses" VS les "inodores". C'était comique, nos jambes se sont resserrées instinctivement, pour ne pas se faire capter par la narine relevée de sa voisine!
Sans compter qu'il y a de ces messieurs qui exigent que leur dame soit récurée à mort avant d'aller y déposer un baiser et plus. Là il ne faut pas exagérer! Quand on les prend par surprise quand ils rentrent ou à un moment de la journée sans prévenir, on n'exige pas toujours qu'ils soient passés par un sas de décontamination ! Et qu'est-ce que c'est désagréable un petit poil de fin de journée sur la langue ou la brève sensation aigre au premier contact !! Mais quand on aime... Enfin, je dirais, quand on est excitée...
Bref, Je me suis donc renseignée auprès d'une amie gynéco et de mes tatas à moi.
La leçon d'aujourd'hui est donc : Laissez faire la nature et ne brisez pas votre PH naturel. Pas de doigts intempestifs à l'intérieur pour nettoyer votre yoni à chaque douche, sauf si cela vous fait finir votre douche les jambes flageollantes et le corps envahi de spasmes de plaisir. Ca, c'est votre affaire. Un jet d'eau à l'intérieur est largement suffisant et vous évite des complications. Un peu de chaud-froid ne lui ferait pas de mal non plus, pour resserrer les chairs, comme pour la poitrine, m'a-t-on dit.
En matière d'odeurs, laissez votre yoni vivre et sentir comme bon lui semble ! Si vous voulez le parfumer, cf les cours de tantine Havana : buvez et vous sentirez... D'ailleurs une de nos grands-mères nous a confié un jour dans un vieux patois que souvent, elle ne mettait pas de culotte sous ses pagnes, car "il faut le laisser respirer mes filles !!"
Amazony & Mr Propre
PS : leCoeur : C'est qui tu tchippes déjà ?
Allez, on se lève et on se secoue un peu...
Grand, une musculature à la Husein Bolt (rien que d’y repenser, les doigts me picotent), c'est-à-dire ample, souple, délié, tout en muscles longs et tablettes de chocolat. Je commençais à sourire bêtement. « You got a nice smile »…me susurra-t-il, me faisant apprécier sa voix irrésistiblement éraillée. Ses yeux étaient magnifiques, bruns clairs et comme cerclés de gris. Il me fixait toujours fiévreusement, dans un mélange de désir et d’inquiétude juvénile. Il dansait en murmurant parfois les paroles sans sourire jamais. Je me sentais maîtresse du jeu, et enfin profitais de l’instant présent, enfin insouciante. J’imaginais déjà l’énorme débrief avec Néima tout à l’heure…
J’en étais là de mes pensées quand, alors que Mario Wynans se jetait dans un poignant « I don’t wanna know », Moriba sans prévenir, tout à trac, se pencha vers moi , m’enlaça et m’embrassa. Pas un smack d’ado, hein, le baiser profond, avec taille emprisonnée et langue qui caresse et érection perceptible et souffle court, tout ça. Vous voyez dans les films de guerre en noir et blanc quand un sous-marin a heurté un objet non-identifié et que les sirènes se mettent à hurler ? C’est exactement ce qui se passait dans ma tête. Je n’avais jamais trompé mon compagnon, sans effort d’ailleurs tellement j’étais obnubilée par lui. Avec l’éducation que j’avais reçue, l’adultère était inenvisageable autrement que comme un péché. Mais là la donne avait changé. Mon compagnon avait dégainé le premier, et si j’avais des principes moraux très forts, je nous ai toujours vécu comme égaux lui et moi. Et puis, pouvait-on vraiment qualifier un baiser d’adultère ?
La panique dans ma tête ne dura donc que quelques secondes et je rendis à Moriba son baiser passionné. Nous n’arrêtions pas de danser pour autant et jusqu’au dernier morceau, nous avons transpiré sur le dancefloor. A 2 heures du matin, c’était la loi en Thaïlande, on nous jeta gentiment mais fermement hors du vaisseau spatial. Nous sortîmes, Moriba me tenait par les épaules comme pour signaler sa prise. Quant à Néima, M Muscle ne la lâchait plus et elle semblait s’en accommoder fort bien. Sur le trottoir, nous fîmes les présentations. En anglais. Je lui dis que je venais visiter la Thaïlande, il m’apprit qu’il y vivait depuis 4 ans, d’export de pierres précieuses. Il était guinéen, et appréciait la Thailande même s’il déplorait le racisme des hommes thai. Parce qu’évidemment les femmes thai se montraient bien plus…accueillantes à son égard (tu m’étonnes, moi aussi je me montrerais accueillante face à aussi joli convive, mince alors ! pensais-je en me mordant la lèvre)
Dans un éclat de rire je la traitais de folle furieuse, et me tournais vers Moriba pour pour prendre congé de lui . - « Ohh come on baby » (mais quelle VOIX ! me dit mon vagin ! j’inspirais profondément et lui dit que nous avions prévu pas mal de balade pour le lendemain et qu’il fallait vraiment que nous allions nous reposer un peu. L me eprit par la taille, m’attira doucement à lui et m’embrassa à nouveau. Hééé, mes tantines, j’ai manqué défaillir. J’imaginais déjà les divers usages que je pourrais faire d’une bouche aussi douce et pulpeuse(pas mal pour une fidèle psychorigide et jalouse maladive de tout ce qui approche son chéri à moins de 5 mètres non ?)
A suivre....
Vous ai-je dis mes tantines à quel point je suis timide ? Ce qui ne m’empêche pas d’avoir un œil-radar d’une rapidité assez étonnante. Mon père disait que si quelqu’un a une carie sur sa dent de sagesse, je le verrai dans les 5 1ères secondes de notre rencontre. C’est toujours moi que mes copines appellent pour une expertise lifting : « dis-donc trucmuche elle aurait pas un peu retouché son nez ou remonté les paupières, là? » …Tout ça pour vous dire que le temps d’attraper mon coussin, j’ai pu en effet remarquer Moriba et ses potos nous remarquer. Et noter que son look était aux antipodes de ce que j’aime. Il semblait tout droit sorti d’un clip de hip hop : t-shirt de basket XL laissant deviner un torse et des bras sculpturaux, un jean baggy avec des broderies, et des baskets énormes et vernies, un diamant à l’oreille gauche, et un bandeau blanc de sportif sur des cheveux courts, et joliment et naturellement ondulés. On était loin des costumes Paul Smith de mon amoureux et de son parfum Serge Lutens ! Ce fossé me rassura.
Bah, c’était tout au plus Un jeune thug qui veut se faire son frisson avec la jolie bourgeoise un peu coincée. Tu veux te rincer l’œil mon coco ? Mais ne te gêne pas ! Vas-y !je suçotais distraitement la cerise confite qui nageait dans ma pina colada en regardant les groupes et les couples se former, les autres s’amuser. J’aime beaucoup regarder les autres danser, le plaisir est presque aussi grand que de danser, je suis au spectacle. Absorbée par le ballet des clubbers de plus en plus surexcités, je n’avais pas vu que Néima s’était levée pour aller danser. Au moment où je me tournais vers elle pour lui montrer un bel enfant que ses parents avaient bien réussis, je la vis sur la piste, se déhanchant face à Moriba, entourée de ses 3 amis, tout à fait à son aise, souriant à l’un, gratifiant le second d’un clin d’œil, et secouant sa crinière de boucles pour le 3è…sacrée Néima, jamais débordée ! pensais-je amusée tout en me dirigeant vers le groupe, un peu dépitée tout de même que Moriba ait choisi mon amie comme compagne de jeu…tout en espérant qu’il fut majeur : il avait l’air si jeune !
Je me joignis donc au groupe et me mis à danser, accueillie par des sourires et des hochements de têtes approbateurs. J’étais à côté de Néima, qui était face à Moriba, et en face de moi, un ami de Moriba, musclé comme l’homme sable dans les 4 Fantastiques. (trop c’est trop pensais-je en l’observant à la dérobée, guettant les coutures de son polo, plein à craquer). Quant à Moriba, je n’osais tout simplement pas le regarder (timide ! remember ?). Ce qui ne m’empêchait pas de profiter pleinement de l’ambiance de la soirée. Je dois dire que nous étions un peu l’attraction du club : il y avait très peu d’africains dans la boîte, et nos cavaliers étaient particulièrement agréables à regarder et bons danseurs. Je me sentais de plus en plus légère. Et c’est là que le dj, mû par une inspiration divine certainement, glissa « I wanna sexy ou up » , des Color me badd, remember ? Les clubbers déjà bien allumés et tous trentenaires, entrèrent en transe. Pas une hystérie avec hurlements, non , l’air devint sexuellement saturé. Les regards, de joyeux, devinrent lubriques, les cambrures accentuées, les mouvements plus lascifs, en groupe ou en solo…et je n’échappais pas au mood. Je winais en souriant, les yeux clos, quand je sentis une main emprisonner mon poignet. J’ouvris les yeux . Moriba me fixais encore, et me tira face à lui en disant : « like that ». Je souris faiblement, en essayant de me concentrer sur la musique.
Au début j’essayais de ne pas regarder mon danseur , les paroles étant assez explicites, mais lui me cherchait sans cesse. Oh et puis quoi, me dis-je ? On parle pas mariage là ! Amuse-toi et vous vous direz au revoir civilement ! vous ai-je dis mes tantines chéries que j’ai eu une éducation très stricte ?Jamais de sorties, jamais de boites, même les anniv des copines étaient interdits… le Bed devait être ma 5è sortie en tout depuis que je suis adulte. Il m’a fallu du temps pour m’habituer aux codes de la « night ». Les morceaux se succédaient et Moriba ne me lâchait pas. J’ai donc eu le temps d’observer son visage, jeune, sa peau d’un beau cacao, et son COOOORPS ! Yérésulala !!comme disait la copine djiboutienne de ma sœur .
A suivre...
Mes chères Tantines, Paaardon pour ce long trop long silence! Il semblerait que mon boss, jaloux de nos retrouvailles ait décidé de me faire crouler sous le travail. Mais j'ai finalement réussi à le dribler, et nous voici Moriba et moi! Je voulais aussi vous dire que le nez me picotait sacrément et mes yeux étaient embués à la lecture de vos commentaires. Ecrire cette histoire ne m'a pas été facile et j'en ai discuté à plusieurs reprises avec Tantine Coffee avant de vous la livrer. Replonger dans cette partie douloureuse de mon passé m'a beaucoup coûté, mais la lecture de vos réactions chaleureuses ou introspectives me prouve que j'ai bien fait. Je dois avouer que j'ai été touchée par la réaction de Soulstar disant que les femmes qu'on trompe le méritent en général. Bien sûr, écrire c'est s'exposer à des réactions...étonnantes, mais assumer ce qu'on est n'empêche pas d'être sensible. Bon, assez de blabla, place à Moriba ! Je vous bise !
Havana
Donc, nous en étions à...
Au bout de quelques jours d’explorations culturelles et de shopping insensé, entrecoupées de crises de larmes ou de colère, semées de surprises surréalistes comme se retrouver nez à nez avec un éléphant à une heure du matin dans les rues de Bangkok, dans un parfum de fleurs de jasmin…nous décidâmes de voir à quoi ressemblait la nuit de la mégalopole thai. Une bonne âme nous a parlé d’une boîte super célèbre à Bangkok et ultra branchée (dans laquelle a été tourné l’un des clips de Georges Michael) : le Bed superclub. Ni une ni deux, nous irions donc au « lit » cette nuit-là ! Je ne savais pas trop où je mettais les pieds, j’optais donc pour un pantalon large en lin blanc un marcel rose sérigraphié, et des sandales à talons. Le lieu était bondé, assez étonnant. Imaginez un vaisseau spatial posé sur des trépieds, en Pvc blanc, de forme allongée. On y parvenait par un escalier, en haut duquel à gauche c’était ambiance hip hop r’n’b, à droite rock electro pop.
Sans même hésiter, nous choisîmes l’aile gauche du vaisseau, pour arriver dans un espace blanc, en longueur, sur deux étages, avec pour seule assise un matelas géant qui courait le long de la paroi. Le bed…Un pôle bar au milieu de la piste de danse, pas de miroir… des lumières tamisées et chaleureuses, flatteuses…nous nous frayâmes un chemin, entre les consommateurs internationaux, les serveuses en talons vertigineux et mini-kimono de satin, et les masseurs de la boîte qui offraient gratuitement de soulager les pieds échauffés. Tout en sirotant une pina colada d’anthologie, je jetais un regard circulaire. J’avais pleuré juste avant de partir en me remémorant l’une des innombrables fléchettes au curare que mon compagnon m’avait infligé. Pour camoufler mes yeux tuméfiés je les avais maquillés avec soin. J’arrivais donc dans ce lieu de fête un peu décalée, mais très vite, l’efficacité du lieu, la saveur de la pina colada et je dois bien le dire, les regards insistants de certains jolis messieurs, ont fini par me distraire de mon chagrin. Je commençai à sourire. Et je n’avais pas fini.
Neima et moi faisions des allées et venues entre le bar situé à l’étage et le bas de la salle, à la fois pour nous dégourdir les jambes et pour faire quelques repérages. Après tout nous étions là pour nous amuser, et il semblait que certains ne demandaient que cela, jouer avec notre duo détonnant. Je montais nous chercher une nouvelle rasade de notre cocktail préféré, en ondulant sur je ne sais plus quelle chanson de P. Diddy, et c’est au milieu de l’escalier que je croisais Moriba et son regard de braise… Effrayée par tant d’intensité, je détournais le regard, pour mieux y revenir. Il articula un « Hello », dont j’essayais de me persuader qu’il était en fait la fin d’une conversation avec son ami juste devant lui. Vous savez le genre de regard qui dit : « Moi mâle, toi femelle, moi vouloir toi tout de suite ». Limite s’il ne m’aurait pas trainée par les cheveux dans un coin pour me faire mon affaire. Mmmmhh ! Et Brrr ! en même temps ! Je vous rappelle que j’étais convalescente ! Je me demandais si mon maquillage avait coulé pour qu’il me regarde aussi fixement. Je me précipitais vers Néima pour lui raconter ma rencontre, manquant de renverser ma pina colada sur elle.
Elle soupira : « Mais calmes-toi ! Et de grâce, cesse de faire des gestes ils sont derrière toi et ils nous regardent. Même un enfant comprendrait de qui et de quoi tu parles. Nooon, ne te retourne pas ! fais comme si tu voulais attraper le coussin derrière toi, voilààà. »
Havana
A suivre...
Avant de partir, Néima m’intima l’ordre de me faire belle, insistant lourdement. J’obéis. Ma coiffeuse me fit des tresses avec une frange qui devant descendait sur mes grands yeux en amande et dans le dos, caressaient ma taille. Mon esthéticienne me fit l’un des plus jolis maillots brésiliens ever, un gommage de la tête aux pieds suivi d’une onction d’huile de noix de coco, puis vernit mes ongles, en faisant d’irrésistibles coquillages.
Je ne sais pas vous, mais je me sens plus sûre de moi quand je dois faire face à l’inconnu si je suis impeccable nue : peau de bébé, épilation irréprochable, ongles manucurés. En tout cas, j’étais sur mon trente et un intime, prête à affronter la Thaïlande. Je craignais un peu le regard des thais, ayant grandi en France, donc intégré que les asiatiques sont racistes. Dès l’aéroport, je fus rassurée. Passée la douanière rogue (qui dans son protocole de questions réservé vraisemblablement aux ressortissants africains, m’a demandé en regardant mes tresses avec dégoût si j’avais le sida), j’ai ressenti comme un soulagement, la possibilité de respirer à pleins poumons, mon cœur battant enfin à un rythme régulier. L’hôtesse à laquelle j’avais demandé où prendre un taxi, tout en m’accompagnant vers les voitures me glissa timidement en effleurant mon avant-bras un « I love your skin color » que j’allais entendre souvent tout au long de mon séjour…
Je n’oublierai jamais mon arrivée à Bangkok, située à quelques kilomètres de l’aéroport. L’entrelacs d’autoroutes, l’odeur du parfum d’ambiance du taxi, qui sentait un peu le litchi fraichement épluché , la douceur climatisée de l’habitacle, et la musique de fond, la voix sucrée et pleine d’ornementations de la chanteuse…La circulation intense, l’impression d’être une fourmi prise dans un flux monstrueux. Impression paradoxalement très apaisante pour moi. Je retrouvais une Néima surexcitée à l’hôtel, qui avait pris ses marques et fourmillait de projets pour nos « vacances ». Bien sûr, Néima avait déjà un soupirant (elle est l’archétype de la belle Marocaine, silhouette bouteille de coca, crinière frisée et souple, des yeux bruns de biche, sourire ultrabrite et lèvres bien pleines, une Ines Sastre pulpeuse), qu’elle avait déjà consommé et entendait bien ne pas s’arrêter là.
Nous décidâmes de visiter un temple dans l’après-midi, de flâner dans la ville, histoire d’en prendre le pouls. J’ai juste adoré. La chaleur moite, les restaurants informels dans la rue, les brochettes d’insectes…je ne me sentais pas dépaysée. A tel point qu’à la première occasion qu’aujourd’hui encore je vous le dis mes tantines, à la première occasion professionnelle qui se présente, je pars sans me retourner vivre dans ce pays ! Néima et moi étant des shoppeuses invétérées, nous nous accordâmes aussi quelques haltes hystériques devant les prix dérisoires de jolis vêtements et accessoires.
Moriba s’appelle vraiment Moriba. Je ne pouvais pas l’appeler autrement devant vous, tant cet homme a marqué ma vie. Si je me permets d’utiliser son vrai prénom, c’est d’abord qu’il m’a donné l’autorisation de le faire, ensuite, il n’est pas célèbre, et enfin, il est anglophone et vit… en Thaïlande !
Laminée par la découverte du nouveau visage de mon compagnon de l’époque, avec mensonge, perversion et trahison à tous les étages, (ce pour la première fois de ma jeune vie), j’ai eu besoin comme on dit dans les films américains de « prendre du recul ». J’ai profité d’une offre promotionnelle vers la Thaïlande et y ai été avec Neima, mon amie marocaine. Après une crise d’anorexie, et une tentative de suicide ratée parce que mon compagnon est arrivé inopinément au moment où j’étais en train d’engloutir une quantité mortelle de barbituriques, j’ai pensé qu’il valait mieux sortir les doigts de la prise, et mettre de la distance entre nous.
Pourquoi tant de passion ? Parce que je suis de nature passionnée (depuis j’ai appris à régler le curseur…), parce que cet homme était mon premier grand amour, et que nous étions ensemble depuis de longues années, que j’ai payé très (trop) cher le fait de l’avoir choisi lui, que nous avions une relation passionnelle, fusionnelle, et que je considérais cet homme comme l’amour de ma vie (et réciproquement). Parce que je lui ai sacrifié beaucoup (trop), que je nous voyais vieillir ensemble, et que nous avions grandi ensemble. Et je ne pouvais pas comprendre comment cet homme au visage d’ange avait pu me mentir avec autant d’aplomb. En plus des mensonges classiques de l’homme qui trompe, lors d’un pique-nique il m’a présenté sa maîtresse comme étant la maîtresse d’un collègue, m’a emmené la voir sur scène (elle est danseuse). Méline était effectivement la maîtresse de Raoul, le mari de Néima. Il a seulement oublié de me préciser qu’ils la partageaient. Puis il m’a annoncé vouloir me quitter pour elle. Pour se raviser une heure plus tard…Moi qui avais passé un mois à consoler Néima de l’infidélité de son Raoul, lui avoir répété qu’elle devait considérer cet épisode comme une étape de leur vie de couple, non la fin…. Bref, prendre du champs, histoire de prendre la bonne décision.
Néima et moi nous préparions, elle crânement (elle avait à cœur de faire payer à son époux ses angoisses de femme bafouée), moi comme on fait son baluchon avant que les murs autour de vous ne s’écroulent sur vous. Fébrilement, en pleurant, dans les souvenirs de ce qui ne sera plus. Néima est partie deux jours avant moi. Je laissais mon compagnon éploré, effondré, tremblant d’angoisse quant à ma décision....
Havana
A suivre....
Je DETESTE cette période d’échanges d’amabilités obligatoires, cet air niais et mièvre et grave à la fois qu’arborent des gens qui n’ont rien d’autre à se dire que : « Meilleurs vœux ! » « Et Bonne année, hein ? » Beurk, beurk, beurk. Mais avec vous mes tantines chéries, c’est différent !
La capacité d’émerveillement. S’il y a bien une qualité enfantine à conserver, c’est celle-là !
La sérénité. Celle qui fait que l’on se sent tellement bien seule que les rapports avec les autres sont doux même quand les autres ne le sont pas.
La beauté. Celle qui vient du cœur, d’un cœur apaisé, débarrassé de toute peur, rancœur, ou haine, et rejaillit sur un corps soigné à l’aide du manuel de kitokologie.
L’amour de vous-même. Qui est sans rapport avec l’égoïsme. Cet amour qui fait de vous votre papa et votre maman, votre meilleure amie. Celui qui vous fait poser des actes qui vous font grandir, même quand c’est difficile.
Avec tout ça, 2009 peut toujours arriver, vous voilà parées.
Vous bise !
Havana
Ras le bol de ces noëls commerciaux où il faut courir à la dernière minute quand on ne s'y prend pas à temps. Pour moi, noël, c'est autre chose, et si je m'écoutais, je passerais noël sur une autre planète, au calme!! Mais il faut faire rêver les enfants, me conseille-t-on de partout, comme moi aussi, on m'a donné ma part de rêve. Bon ok, ils le méritent, c'est vrai, mais qu'ils grandissent vite pour que je puisse leur remettre les pendules à l'heure sur l'état du monde, vite fait! J'ai donc couru pour trouver un petit sapin, mais vrai. J'ai hurlé un peu sur mon fiston qui laissait tomber les boules toutes les 2 secondes et que son frêre portait aussitôt à la bouche (après, ça donne du caca pailleté !). J'ai couru pour déposer des parents au train, qui partaient fêter noël en province. J'ai couru pour faire mes courses pour manger quand même un peu bien le 24 au soir et le 25 midi. J'ai couru pour prendre les horaires de la messe du 24 au soir (si vous voulez, je vous raconte les noëls de mon enfance et les noël d'aujourd'hui qui n'ont rien à voir!) Dans tout ça, mon doux tonton a bossé comme à peu près tout le monde, et pour certains, et c'est son cas, y'a pas de baisse d'activité pendant les fêtes. Je le voyais volontaire pour participer aux préparatifs mais tellement crevé par le boulot...
* - "Le pauvre chéri ! " disais-je à mon coach perso qui n'est autre que mon témoin (un vrai tonton encore celui là!)
* - "Occupe-toi un peu de lui " m'a-t-il conseillé, car il savait que les anglaises avaient seulement méchamment et récemment ravagé la savane. Au QG comme sur le terrain.
Message reçu 5/5. J'ai donc refait un second arbre de noël : Une amie m'a donné cet été, un bin-bin de perles d'argile agrémenté de perles qu'on utilise pour les bin-bin normaux. Avec ça, elle m'a remis un fond de parfum à base tiouraye en me disant d'en verser une goutte de temps en temps dans le bocal où je conserve le bin-bin pour que les perles restent parfumées... Ce n'est pas le vrai tiouraye made in S., mais disons, sa version soft pour les nez africains moins habitués. En tous cas, ça sent bon! L'euphorie de la décoration de mon arbre de noël a grimpé en flêche grâce à un bon gommage général terminé par un petit caillou blanc dissout dans un peu d'eau pour la toilette des creux ou plus précisément du creux de l'arbre. Cette petite eau crayeuse a pour but de resserrer l'intérieur du tronc de l'arbre...(ah oui, je ne vous ai pas parlé de mon shopping sex de cet été! Un autre jour...). Pour faire la surprise de ces nouvelles perles à mon doux tonton, j'ai enfilé un boubou que je me suis fait coudre au pays il y a des années, alors que ma belle soeur voulait se faire faire des rideaux en dentelle. Avec mon esprit voyou, j'ai vite vu ça en boubou sexy plutôt qu'en rideaux ultra légers. Et puis, à force d'aller chez des amies ouestaf et de voir le matin au lever, des dentelles façon-façon-là déborder des boubous qu'on relève pour marcher, je me posais déjà des questions sur les petites astuces attrape-boy. Ces boubous laissent tout deviner, mais dans les jeux, ils énervent aussi les tontons qui caressent sans toucher notre peau et recherchent désespérement le moyen d'accéder enfin au corps de la tantine. Quand je dis énerver, comprenez, saillir avec nervosité et fébrilité à peine contenue, si vous préférez.. Certains tontons préfèrent déchirer le boubou avec une savante nervosité qui précède une bonne double fessée qui remet les tensions en place, suivie d'une ferme prise en main de la planturosité arrière perlée de sueur de la tantine. Mais on ne leur en voudra pas, chaque contexte et le scénario qui va avec, pas vrai ? (Vous vous demandez si je parle de moi ? ...Euh, je sais pas trop... je suis frappée d'amnésie quand ça m'arrange hi hi hi!) Bref, exit les faux satins et autre nuisettes de Daarjeling, la déco de noël, a été très tropicale cette année. Avec mes perles qui sentaient bon l'invitation à l'amour, mon boubou tout ventilé de partout, et mon huile satinée pailletée sur le corps, je suis allée me cambrer devant le sapin au salon pour lui demander :
-" Sapin, mon beau sapin, qui est le mieux décoré ?"

Et je l'ai laissé clignoter pendant que je suis allée m'occuper du bûcheron. Je vais vous confier ma petite lubie du moment : faire l'amour sur un fond de lounge. Cette musique me transporte plus qu'il ne faut, encore plus depuis cet été, où j'ai revu un vieil ex qui m'a foutu de la lounge à tout va dans son 4X4 climatisé à tout va aussi avant de me faire sentir ses muscles (et son ventre bedonnant aussi!) pour me dire adieu ! Tout ça s'est tant et si bien emmelé dans mon cerveau que maintenant lounge = sexe pour moi. Voilà donc le petit sapin de nöel amazonien, faisant appel au bûcheron...De sciage de bûche, on est vite arrivés au ramonage de cheminée. Transportée par la lounge j'étais bien à l'aise pour rouler sur la hâche de mon bûcheron, mon boubou relevé juste au dessus des perles, autant de tissu soyeusement froufroutant, cachant et dévoilant tout à la fois. Les perles qui roulaient et sentaient en roulant, ça faisait comme les grands tamis où les femmes dans les villages font rouler les grains de mil ou les arachides séchées, les jettent en l'air, les rattrapent, les font rouler à nouveau. Ca roulait, ça tanguait, ça engurirlandait, ça illuminait! Pour ne pas avoir le vertige, mon grand bûcheron devenu ramoneur a dù se rattraper plusieurs fois aux perles au risque de les casser! Je vous passe les détails, mais à la fin, le petit caillou blanc dissout dans l'eau ayant rendu le conduit de la cheminée particulierement étroit, mon ramoneur s'est transformé en père noël pour passer et livrer son cadeau au creux du sapin. Eblouie par autant de transformations, j'ai fait plusieurs rappels, juste pour le bonheur de revivre la scène du ramoneur suivie de celle du père noël. Seulement, le lendemain, le sapin du salon était encore bien debout et clignotant alors que moi, j'étais bien H.S. ! 
Amazonyyy
Mes chères tantines et mes chers tontons, permettez que j'interromps momentanément le cours de ce blog pour diffuser cet avis de recherche. Nous nous joignons à la campagne d'information Internet sur la disparition du photographe ivoirien HERMOSDEF. Si vous avez des blogs ou tout simplement des contacts mails, faites tourner l'info s'il vous plaît. Pour en savoir plus sur cet avis de recherche vous pouvez lire l'article de Ananzie.net.
Les Ouestafs… nous y voilà ! Ce n’est un secret pour personne sur ce blog que mon idéal masculin évolue très largement au dessus de l’Equateur, son milieu naturel étant néanmoins sub-saharien. Haoussa, Dioula, Wolof, Mossi, etc., qu’il vienne de la patrie des hommes intègres ou de celle qui a pour président le valet de la France, pour moi, il est le « African male » par excellence. Attention, il est question ici d’esthétique et de physique quantique, de tout ce qu’évoque dans mon imaginaire la figure du guerrier Mandingue, sa stature, sa noblesse, sa fierté, ce petit quelque chose qui fais que Joseph Kabila, mon bien aimé et bedonnant président, n’arrivera jamais à la cheville d’un Thomas Sankara…. Souvent grand et fin, le corps sec et nerveux, les traits ( la bouuuuuche… hummm...) sculptés, le teint d’une nuit sans étoiles, le port d’une noblesse indéfinissable, le Ouestaf me fait terriblement fantasmer depuis quelques années. Oui, quelques années seulement, car avant ça il était le « monsieur Diallo » de la culture populaire à laquelle j’ai été longtemps nourrie. Culture à laquelle se sont ajoutés les lazzis des autres frères Africains sur les foyers Sonacotra et les polygames multirécidivistes. Bref, ils avaient tout pour plaire ces Ouestafs…
Quand est-ce que ces frères de l’Ouest ont-ils donc commencé à trouver grâce à mes yeux ? Eh bien quand j’ai commencé à croiser les leurs… quand, dans le métro, au boulot, dans la rue, leurs petits regards légèrement bridés ont commencé à me suivre de très près. Comme d’hab, les plus audacieux ont toujours été les plus vieux. Vous avez certainement dû en croiser quelques uns si vous avez fréquenté l’emblématique "boutique de maman", j’ai nommé TATI, où plein de papas maliens et sénégalais viennent faire des propositions malhonnêtes aux innocentes jeunes filles. Mais à côté de ça, il y a aussi les mi-jeunes, petits-jeunes, consultants chez "Brother and Brother", l’attaché-case sous le bras et le costume aux plis impeccables. En matière de drague, mes impressions sont que les Ouestafs ne sont pas des grands tchatcheurs, ils ne sont pas du genre à vous déboiter la clavicule pour vous arracher un numéro de téléphone. Non, eux leur truc c’est le regard, fixe, quasi-hypnotique, à la fois doux et autoritaire… et le message est clair : « tu es ma proie et je vais te croquer »…
Croquée, je l’ai été … mais je confesse que je ne me suis pas beaucoup débattue… peut-être que si vous êtes sages, je vous raconterai mon aventure la plus mémorable avec un tonton mi-malien, mi-sénégalais, qui m’a laissé un souvenir étonnant… Bref, la conclusion très "scientifique" que j’ai tiré de ces amours panafricaines , c’est qu’au bed, les Ouestafs sont des... " pilonneurs "… Entendez par là que ça "cogne", les filles… Si vous cherchez de la délicatesse, mettez tout de suite le cap sur une autre région de l’Afrique… Concentrés, tendus, tout en puissance et en énergie, avec eux le sexe c’est « Ta-ta-ta-ta-ta-ta », comme une rafale de mitraillette. Et comme très souvent ils sont super "gaulés", je ne vous raconte pas le truc… et je ne pourrais pas, parce que c’est indescriptible… On ne sait plus si c’est du plaisir ou de la douleur… je sais juste qu'après, on se demande si on ne devrait pas consulter pour une epysio… J’ai longtemps pensé être la seule à avoir été secouée de la sorte, mais mes discussions avec d’autres tantines, m’ont appris que non, loin de là… Ma chère Havana a, bien entendu, une théorie sur la question : « Tu as vu comment les ouestafs dansent ? », me dit-elle, « des mouvements secs, brusques, cassants, énergiques… et tu t’étonnes que les tontons soient aussi violents au lit ?!!!! ».
Violents, ils ne le sont en fait que pendant l’acte, parce qu’après c’est une toute autre histoire… Et c’est là que ça devient vraiment space, car ils font alors preuve d’un romantisme et d’une sensibilité à laquelle on ne s’attend pas du tout venant de grands gaillards comme eux. Quand on parle des Ouestafs, on s’imagine des mecs solides, bosseurs, capables d’abnégation et de tous les sacrifices pour nourrir familles et villages au pays. Non pas qu’on les découvre fragiles, mais on ressent chez eux comme un grand besoin de donner de l’amour, de l’affection, comme si toutes les responsabilités qu’ils avaient dans la vie ou dans leur culture leur interdisaient une telle sensiblerie. « Laisses-moi t’aimer, laisses-moi te montrer ce que je suis capable de faire pour toi », « J’ai tellement à te donner, j’ai tout l'amour du monde à te donner, tu ne le regretteras pas »… ainsi se sont exprimés mes 2 amants ou tout simplement des courtisans assidus qui ont attendu en vain après mes sentiments capricieux… Aucuns autres africains ne m’ont jamais parlé comme ça et ce petit côté : " You should let me love you...", de je ne sais plus quel minet R'n'b, m’a toujours beaucoup charmée chez les Ouestafs.
Pourrais-je un jour me marier avec l'un d'entre eux ? Non, je ne pense pas, je suis lucide sur les incompatibilités religio-culturelles. Mais en attendant, j’en veux bien comme amoureux… et amant…
Coffee
Autre chose qui me fascine chez nos congénères poilus : j’ai fini par comprendre que leur sincérité était réelle, mais à géométrie variable. Un homme peut-être marié et tenir à son mariage, et être sincèrement amoureux d’une autre. Pas systématiquement, je ne parle pas des queutards impénitents oh làlà, mais de ceux que la vie surprend. Ça arrive ! Je le dis sans ironie. Nous les taxons de menteurs souvent, mais tout d’abord nous femmes ne sommes pas nécessairement plus honnêtes (j’en connais prêtes à feindre la pâmoison pour s’économiser les frais d’un dîner, et même pas dans un grand restaurant), et puis peut-être pourrions-nous cesser de dénigrer ou ironiser ce que nous ne pouvons pas comprendre ? Pour ces malentendus dont ils souffrent autant que nous, je les aime.
Et sexuellement ?!?! Laquelle d’entre nous n’a pas été révélée à elle-même par les mains d’un homme, la bouche d’un homme, son regard, ou sa façon de servir notre corps, de le sublimer avec son matériel ? Je ne parle pas du régulier, de celui avec lequel ça va. Je parle de celui qui vous a fait comprendre à quoi sert le clitoris, celui qui vous fait prendre conscience que le vagin peut être long, et source de plaisir jusqu’au foooond, ou que les tétons peuvent avoir la même fonction que le clitoris. Celui qui vous fait vous cambrer malgré vous… et qui vous fait dire oui là où vous avez dit non aux autres ? Je parle de cet homme là en particulier. L’histoire n’a pas forcément duré, mais il y a un avant-après sensuel…et l’intéressé ne monnaie pas sa science. Juste content d’avoir été utile. Une joie intérieure, une vraie fierté, mais pas de bruit, contrairement au faux-ami, au leurre, à la voie(x) de garage qui si on l’en croit est une machine à plaisir (alors même qu’il est surtout une machine à plaisir de parler…). Pour cette gratuité dans le rapport sexuel, dans lequel ils peuvent parfois donner plus que n’importe quelle déclaration d’amour, je les aime.
Dernier avatar typiquement masculin dont j’ai envie de vous parler : leur incroyable capacité à aimer et souffrir en silence. Un homme peut vivre avec une femme, l’aimer, avoir des enfants avec elle et avoir dans son cœur une autre femme, qu’il aime en secret, et qui lui est interdite ou qu’il s’interdit. Et il ne le fera payer à personne d’autre qu’à lui-même. Je connais très peu de femmes capables de cela. Le cœur d’une femme est large, mais une fois qu’elle a conscience d’avoir des sentiments pour X, hors de question que Y la touche ! Un homme si. Cette forme de loyauté très masculine, dont j’ai pris conscience il y a peu, me bouleverse, tout simplement. Pour cette force de caractère qu’ils ont parfois, dont je serais totalement incapable, moi qui suis forte pourtant, je les aime.
Vraiment, permettez mes tantines que pour mon retour parmi vous, je salue d’abord nos chers Tontons. Je vous aime.
HavanaLyrics