Le 10 mai, nouveau devoir de mémoire
Par bend'j gwadanina, mardi 31 janvier 2006 à 11:46 :: Esclavage, colonisation :: #22 :: rss
Le travail est à peine commencé, il démarre. Il faut d'abord se pencher sur les livres, les programmes scolaires o๠la part relative à l'esclavage est totalement minorée".
Maryse Condé
Chirac a choisi ce jour pour commémorer, dès cette année, l'abolition de l'esclavage, contre l'avis d'associations qui préféraient le 23 mai.
Un bon point de départ pour la communauté noire
Elle considère que le passé esclavagiste va pouvoir être mieux connu et partagé par les Français.
Le Premier ministre Dominique de Villepin a affirmé que l'esclavage trouvera sa "juste place" dans les programmes scolaires dès 2006.:
Une amorce d'aveu aussi des liens tus entre l'Histoire et le présent. «Le racisme est une des raisons pour lesquelles la mémoire de l'esclavage est une plaie encore vive pour nombre de nos concitoyens», a jugé le chef de l'Etat, avant de fustiger «le racisme d'o๠qu'il vienne», ce «crime du coeur et de l'esprit» qui «abaisse», «salit», «détruit». Un rappel bienvenu dans un pays o๠un habitant sur trois se dit raciste et six sur dix incommodés par un nombre jugé trop grand d'étrangers.
«Dans l'histoire de l'humanité, l'esclavage est une blessure. Une tragédie dont tous les continents ont été meurtris», a déclaré le président de la République devant des ministres, des responsables associatifs, les écrivains Maryse Condé, Edouard Glissant et Daniel Picouly, les parlementaires d'outre-mer et des lycéens de Bordeaux, de La Courneuve et de Châteaubriant ayant travaillé sur l'esclavage.
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