Gwadanina, Un blog sur la nation créole française des Amériques,la Caraïbes, la Martinique et la Guadeloupe.

lundi 4 août 2008

Escalader la Soufrière, la tête dans les nuages

Aujourd'hui, pas question de paresser sur la plage: nous allons escalader la Soufrière, le volcan de la Guadeloupe.

Le volcan a beau être en activité, la dernière éruption date de 1976.

À l'époque, 70 000 personnes avaient dû être évacuées pendant quelques mois.

Mais la Soufrière n'a pas eu d'autre accès de colère depuis.

C'est donc sans trop de crainte que nous nous préparons à gravir le plus haut sommet des Petites Antilles.

Lire la suite : www.cyberpresse.ca

La traite des noirs, le commerce de la honte

Considérés comme de simples marchandises, 40 millions d'africains ont été déportés et vendus comme esclaves en occident et en Orient.

  • Pourquoi parle-t-on aujourd'hui de la traite des noirs
  • Pourquoi associe-t-on surtout l'europe à la traite ?
  • Les européens sont-ils les seuls à avoir pratiqué la traite ?
  • Comment les trafiquants se procuraient-ils des captifs ?
  • Comment étaient-ils transportés ?
  • Comment des gens qui se disaient civilisés ont-ils justifié l'esclavage ?
  • Combien d'êtres humains ont-ils été ainsi déportés ?
  • Combien d'africains sont morts à cause de la traite ?
  • Qui s'est enrichi grâce à la traite ?
  • Quand la traite s'est-elle arrêtée et pourquoi ?

Lire l'article : www2.france-jeunes.net

mercredi 30 juillet 2008

Le créole autorisé dans les bureaux publics à New-York

La ville de New York vient d’officialiser le Créole comme une des langues de communication dans les bureaux publics, selon AlterPresse.

Le maire Michael Bloomberg a signé un arrêté à cet effet le 22 Juillet 2008.

Dans la pratique, chaque agence municipale de New York sera dans l’obligation de se pourvoir d’au moins un employé coordonnateur compétent en Créole de manière à servir les créolophones.

Le Créole accède ainsi à un statut dont jouissait deja le Coréen, le Chinois, le Russe, l’Italien, et l’Espagnol.

Les services de l'Etat et l'accès à ses services ne seront plus handicapés par la non maîtrise de l'anglais.

Les autorités municipales indiquent qu’environ 45% des new yorkais parlent une langue autre que l'anglais à la maison et 25% des résidents de la ville ne pratiquent pas l'anglais comme première langue.

dimanche 29 juin 2008

Souvenirs de Case-Pilote

Souvenirs de Case-Pilote, ce site qui se veut une mémoire est l'histoire de Case-Pilote, à travers des documents historiques sur le peuplement (Caraïbes, Blancs, Noirs, Mulâtres et Indiens), des souvenirs personnels, pour mettre en valeur des lieux, des personnes (politiciens, écrivains, sportifs, pêcheurs, agriculteurs..), des produits, des institutions... Il y a aussi des pages récréatives à découvrir !

case.pilote

Fabrication du rhum : de la canne à sucre à la distillerie…

Rumbullion, kill-devil, taffia... le rhum a longtemps été connu sous différentes appellations.

Les premières mentions écrites de l'eau-de-vie à base de canne à sucre, nous ramènent à La Barbade en 1688. Mais des traces de rhumeries suggèrent que la fabrication du rhum aurait débuté dès 1627.

Utilisé comme moyen de paiement dans la traite des esclaves en Afrique, le rhum a écumé les mers avec les boucaniers, corsaires et aventuriers du Nouveau Monde.

Elle est aujourd'hui fabriquée dans les pays producteurs de canne à sucre comme Cuba, l'île Maurice, l'île de la Réunion, la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, Haïti et Madagascar.

  • Distillation du rhum agricole : un art séculaire !
  • Rhum agricole blanc de la Martinique, reconnu AOC française depuis 1996
  • Rhum VIEUX : appréciez sa bouche onctueuse, son élégance et sa longueur remarquable
  • Rhum agricole : quelles sont ses utilisations courantes ?

Lire la suite : www.navi-mag.com

Alcools et rhums arrangés en ligne

Découvrez avec l'épicerie fine Fleurs d'arômes, les meilleures saveurs des tropiques, ainsi que les épices pour alcools et rhums arrangés.

fleursdaromes.com

lundi 23 juin 2008

Pesticides : un plan pour les Antilles

La Direction générale de la Santé (DGS) vient d’annoncer la mise en œuvre d’un plan d’action « chlordécone 2008-2010 en Martinique et en Guadeloupe ».

lire la suite : www.destinationsante.com

dimanche 8 juin 2008

Les Antilles craignent le "Big One"

Le bâti de Martinique, dans son immense majorité, ne répond à aucune norme de construction parasismique, ce qui lui confère une vulnérabilité extrêmement importante, constate le conseil général.

Sa mise aux normes est utopique, notamment pour des raisons évidentes de coût."

Le choix, à partir des années 1970, d'employer des dalles de béton pour mieux résister aux cyclones, se révèle aujourd'hui problématique.

Sans parler des "maisons coup de main" qui donnent aux collines antillaises des allures de favelas plus ou moins améliorées: résisteraient-elles en cas de glissement de terrain?

En savoir plus : www.lejdd.fr

Une définition du créole sur le site de l'Atilf

CRÉOLE, adj. et subst.

  • (Personne) qui est de race blanche, d'ascendance européenne, originaire des plus anciennes colonies d'outre-mer. Planteur créole, populations créoles; un créole, une créole. Les hommes de couleur (...) domineront un jour la race amollie des créoles (A. FRANCE, Pierre bl., 1905, p. 223).
  • P. ext. Nègre, noir créole. Né dans les colonies (et non en Afrique). Les noirs créoles (de Saint-Domingue) professaient (...) le plus profond mépris pour les nègres congos (HUGO, Bug-Jargal, 1826, p. 51).
  • Spéc., ETHNOGRAPHIE, LING. (Manière) propre aux créoles. Accent, dialecte, chanson créole; le(s) (parlers) créole(s), le créole haïtien, anglais, portugais. Ce doux parler créole qu'il (Saint-John Perse) a gardé encore (MAURIAC, Bloc-notes, 1958, p. 399).
  • Rem. La notion de créole a évolué avec les connaissances linguistiques; d'abord péj. (cf. étymol. et hist.), le mot désigne aujourd'hui un système linguistique autonome, d'origine mixte, issu du contact d'une langue européenne avec des langues indigènes ou importées (Antilles), devenu langue maternelle et langue principale d'une communauté (p. oppos. à pidgin et à sabir).
  • On rencontre ds la docum. créolophone, adj. et subst. (Celui) qui parle habituellement (en tant que langue maternelle ou principale) un créole. Les territoires créolophones de l'Océan Indien (A. VALDMAN, Le Créole, 1977, p. 35). Le créolophone rural, qui ne distingue pas /è/ de /œ/ (ID., ibid., p. 347).
  • À la créole. (En parlant de l'arrangement de choses). Coiffure à la créole. Le Roman de Paul et Virginie mit en vogue la coiffure « à la créole » (JOUY, Hermite, t. 4, 1813, p. 278).

Riz à la créole (ou riz créole). Riz préparé avec des tomates et des piments doux. Entremets à la créole. Entremets préparé avec du riz et parfumé à l'orange.

  • (Celui ou celle) qui a le tempérament propre aux créoles ou semblable à celui des créoles, caractérisé essentiellement par l'indolence et la grâce. Vous redevenez grande dame, créole, indolente (BALZAC, Lettres Étr. t. 1, 1850, p. 278). Mme Chasseloup-Laubat : des ombres prud'honiennes, mêlées à une grâce de créole (GONCOURT, Journal, 1865, p. 135). La marquise y gagna une prostration maladive, qui fit d'elle une créole des images, passant sa vie sur une chaise-longue (RADIGUET, Bal, 1923, p. 20).
  • À la créole : Nous vivrons à la créole, moi travaillant dans mon cabinet, toi paressant à ton aise dans ta jolie maison, ne voyant que nous. BALZAC, Lettres à l'Étrangère, t. 3, 1850, p. 344.

atilf.atilf.fr

vendredi 16 mai 2008

Petite histoire du Rhum

Le rhum est l'une des conséquences de la conquête de l'Amérique, où, dès le XVIème, les Européens plantèrent la canne à sucre originaire d'Asie.

A travers les tourments de l'Histoire, le produit restera auprès de tous ses consommateurs comme un "alcool de vie" empreint de la chaleur des îles.

Un texte du milieu du 17ème siècle parle de cette eau-de-vie sous le nom de "tue-diable"et "rumbullion" -"tue diable" décrivant la force dégagée par cet alcool.

A la fin de ce siècle, la désignation "tue-diable" semble disparaître et le mot rum (traduction anglaise de rhum) abréviation de "rumbullion" est utilisé communément. A ses débuts, le rhum était la boisson des esclaves et des marins. En 1655, l'Amiral Penn, membre éminent de la Royal Navy, institua la distribution quotidienne de rations de rhums aux marins.

Mais c'est en 1731 que l'Amiral Vernon la remplaça par un mélange constitué de deux volumes d'eau pour un volume de rhum. Le plus souvent, un trait de jus de citron y était ajouté pour lutter contre le scorbut. Ce mélange était appelé grog du surnom de l'amiral : Old Grog.

Aux Antilles, les Anglais avait également pris l'habitude de marier le rhum à plusieurs autres ingrédients : thé, sucre, citron, cannelle... Ils donnèrent à ce cocktail le nom "punch".

Un autre amiral anglais, Nelson, apprécie le rhum. Le 21 octobre 1805, il défait la flotte franco-espagnole, mais y perd aussi sa vie. Conformément à son testament, son corps sera ramené en Angleterre, plongé dans un tonneau de rhum. Durant le voyage mortuaire, le précieux breuvage attira la convoitise des gardiens de la relique, qui y allèrent de leurs godets. D'où les expressions "taper l'amiral" et encore "boire le sang de l'amiral"...

lire l'article ici www.karaibes.com

vendredi 9 mai 2008

Banane antillaise : rien ne peut... l’abattre !

Elle a fait sa réapparition sur les étals de l’hexagone depuis cinq semaines environ. Neuf mois après le passage du cyclone Dean, qui avait ravagé les plantations de Martinique et de Guadeloupe, la filière banane a repris son essor.

Les chiffres-clés

  • Production annuelle mondiale de bananes « dessert » : 72 millions de tonnes
  • Échanges mondiaux : environ 14 millions de tonnes
  • Marché européen : 5 millions de tonnes
  • Premier producteur mondial de bananes : l’Equateur (1,2 million de tonnes exportées vers l’Europe)
  • Deuxième producteur mondial : Costa Rica (1 million de tonnes vers l’Europe)
  • Troisième producteur mondial : Colombie (près d’un million de tonnes vers l’Europe)
  • Exportations africaines vers l’Europe : 500 000 tonnes
  • Exportations caribéennes : 350 000 tonnes
  • Production moyenne à destination de l’Europe d’origine Guadeloupe et Martinique : environ 300 000 tonnes
  • Nombre de planteurs en Guadeloupe et Martinique : 700
  • Nombre d’emplois de la filière : environ 10 000

Les Français consomment 530 000 tonnes de bananes par an (soit environ 500 camions/semaine) La banane de Guadeloupe et Martinique représente environ 40 % du marché français et 5 % du marché européen

martinique.rfo.fr

Jambé Dlo, Une histoire Antillaise.

L'histoire de l'immigration antillaise en France Métropolitaine est particulière car celle-ci s'est déroulée sur trois générations.

Dans les années 20 à 40, les gens des îles viennent en France alors que les Antilles sont tout juste sorties de la période post-esclavagiste.

Dans les années 60, ceux qui arrivent gardent en eux le souhait d'un retour aux Antilles. Enfin, les "Négropolitains" à la fois Antillais et Français. Débarrassés de ce que leurs parents leur ont inculqués, ils veulent devenir des citoyens à part entière.

A tous, quelle était leur motivation? Quels rêves berçaient-ils? Quel accueil ont-ils trouvé? Comment se percevaient-ils à chaque époque ? Et maintenant quelle suite donner ? A travers plusieurs témoignages, ce documentaire traite de cette histoire complexe.

retrouver l'Article de France 5 sur le wiki.france5.fr

samedi 19 avril 2008

Aimé Césaire: les grandes dates de sa vie

Voici les grandes dates de la vie de l'écrivain et homme politique martiniquais Aimé Césaire, mort jeudi à Fort-de-France à l'âge de 94 ans :

  • 25 juin 1913: naissance à Basse-Pointe (Martinique). Ce fils d'un inspecteur des impôts est très tôt encouragé à étudier par ses maîtres
  • 1931: arrive à Paris comme boursier du gouvernement où il va rencontrer Léopold Sédar Senghor, le futur président du Sénégal
  • 1934: fonde, avec d'autres étudiants des Antilles, de Guyane et d'Afrique, le journal "L'étudiant noir"
  • 1935: réussit le concours d'entrée à Normale Sup
  • 1937: mariage avec une étudiante martiniquaise, Suzanne Roussi
  • 1939: retour en Martinique où il enseigne au lycée de Fort-de-France juqu'en 1945. Parution remarquée du recueil "Cahier d'un retour au pays natal" qu'André Breton préfacera en 1943
  • 1945: élu maire de Fort-de-France (jusqu'en 2001)
  • 1945: élu député avec le soutien du Parti communiste. Il le restera, sous des étiquettes différentes, jusqu'en 1993. Rapporteur de la loi sur "la départementalisation" de la Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion
  • 1948: parution de l'"Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache", préfacée par Jean-Paul Sartre qui consacre les idées de Césaire et de ses amis sur "la négritude"
  • 1956: quitte le Parti communiste. Conseiller général du 4e canton de Fort-de-France (jusqu'en 1970)
  • 1957: créé le Parti progressiste martiniquais (PPM)
  • 1958: accorde un "oui" réticent à de Gaulle puis soutient sans réserve son ami Mitterrand aux présidentielles de 1981 et 1988
  • 1976: parution de ses Œuvres complètes chez l'éditeur martiniquais Desormeaux
  • 1982: lauréat du Grand prix national de la poésie
  • 1983: président du conseil régional de la Martinique (jusqu'en 1986)
  • 2005: refuse de recevoir Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, en raison de la colère suscitée par l'article de loi reconnaissant "le rôle positif" de la colonisation
  • 2006: rencontre finalement M. Sarkozy en Martinique. Par ailleurs, son nom est donné à l'aéroport de Fort-de-France
  • 2007: soutient Ségolène Royal à la présidentielle
  • 17 avril 2008: meurt au CHU de Fort-de-France où il était hospitalisé depuis le 9 avril

source : Silver Simphor AFP/Archives ¦ Aimé Césaire en 2003 à la mairie de Fort-de-France

mercredi 16 avril 2008

Chlordécone aux Antilles : des parlementaires en mission de désinformation.

Chlordécone aux Antilles : des parlementaires en mission de désinformation. jeudi 27 mars 2008, par Gérard Borvon

Le Grenelle de l’environnement et l’intervention intempestive du professeur Belpomme avaient enfin réussi à percer l’omerta qui régnait sur le problème de la pollution par le chlordécone aux Antilles. Une contre attaque s’imposait.

Elle est d’abord venue des milieux de la "science officielle" réquisitionnés pour l’occasion.

Elle s’est poursuivie par l’envoi sur place d’une commission parlementaire dont le très mince rapport vient de sortir.

(...)

Quelques informations cependant.

La commission parlementaire de 2005 avait émis 10 recommandations. Le comité de "suivi" se devait au minimum de les suivre.

"Mises en œuvre, mais de façon inégale", telle est l’appréciation du comité qui signale par exemple que :

"S’agissant du droit à compensation pour les agriculteurs antillais « sinistrés », plusieurs réunions de concertation se sont tenues mais n’ont toujours pas débouché sur des résultats concrets ; les syndicats d’agriculteurs continuent de réclamer une aide à la conversion et l’annulation (ou la réduction) de leurs dettes sociales et fiscales."

Concernant les LMR (limites maximales de résidu) fixées en 2005 par arrêté ministériel, on se souvient que dans la panique liée à "l’affaire", la ministre de la santé Roselyne Bachelot, s’était précipitée pour annoncer leur renforcement. Ce qu’apprécie moyennement la commission qui appelle les "scientifiques" du monde entier au secours du "laisser faire" :

" Nous ne cachons pas que cette mesure nous laisse perplexes : modifier ainsi les LMR, au titre du principe de précaution, a un effet psychologique déplorable sur les populations concernées, à qui on donne l’impression d’avancer à l’aveuglette. Tous les scientifiques s’accordent à considérer que les LMR en vigueur sont largement suffisantes pour pallier les risques éventuels d’un produit dont la toxicité n’est toujours pas démontrée, depuis trente-cinq ans d’utilisation."

Et le Principe de précaution ? Dans le petit monde du député Le Guen, on ne connaît pas !

Il est vrai que dans le même rapport on trouve pourtant un passage alarmant sur la consommation des produits des jardins familiaux :

" Le problème de l’autoconsommation agricole a fait l’objet d’un soin tout particulier. Une étude dite « JAFA » (pour jardins familiaux) vient de montrer que les populations les plus modestes se nourrissaient de légumes racines, qu’elles produisaient dans leurs jardins ou échangeaient avec leurs voisins, dans des proportions beaucoup plus élevées que ce que l’on croyait a priori.

L’AFSSA en a tiré la conclusion que l’exposition au chlordécone en était d’autant aggravée et qu’il convenait donc, outre la baisse des LMR, de recommander aux personnes concernées de limiter leur consommation.

Cette approche nous laisse dubitatif car elle ne propose aucune solution alternative et paraît contradictoire avec d’autres normes : ainsi, en métropole, sommes-nous incités à consommer au moins cinq légumes et/ou fruits différents par jour alors que, dans le même temps, on conseille à des populations extrêmement modestes de faire moins appels aux produits de leurs terres, qui sont pour eux les seuls économiquement abordables. Il y a, dans cette directive, un côté « qu’ils mangent donc de la brioche » qui nous choque. Il nous paraît donc nécessaire de nous montrer plus ambitieux et plus volontaristes en la matière, c’est-à-dire : d’identifier avec le maximum de précision les populations concernées et d’élaborer, en leur faveur et au nom de la solidarité nationale, un programme intégré d’accompagnement alimentaire."

Et oui ! Le problème est bien là. Savoir que l’on risque d’empoisonner sa famille par les légumes cultivés dans son jardin a de quoi casser le moral du plus équilibré des humains. Surtout quand on apprend que le sol est pollué pour des siècles. Alors, non, Monsieur Le Guen, ce problème n’est pas une simple "affaire" gonflée médiatiquement. C’est un drame dont nous avons peine, aujourd’hui, à mesurer la portée.

(...)

Lire l'article

mardi 1 avril 2008

DE L'AIR ! La Martinique, île plurielle

(...) Située entre l'île de la Dominique et Sainte-Lucie, au coeur de l'archipel caraïbe, la Martinique est à 7 000 kilomètres de la métropole, à 400 kilomètres des côtes américaines et à 120 kilomètres de son île soeur, la Guadeloupe. Originellement appelée l'île aux fleurs, Madinina, ou comme le décline son nouveau slogan de communication Fleur des Caraïbes&, ce département d'outre-mer n'a pas perdu aujourd'hui, loin s'en faut, l'intérêt pour sa flore. Au contraire, depuis les mangroves de certaines rives, aux forêts d'altitude, la végétation est diversifiée. Sauvage, elle s'apprécie particulièrement sur les terres escarpées de l'intérieur et du nord, les Mornes, où humidité et chaleur ambiantes entretiennent fougères arborescentes, plantes grimpantes, bambous et autres essences de bois dur, acajou, caroubier, gommier Ou encore, à l'occasion de l'une des excursions les plus exotiques qui soit, (à peine plus de trois heures), la Montagne Pelée, ce volcan chargé de l'histoire de son éruption, en 1902, qui transféra la capitale de Saint-Pierre, entièrement détruite, à Fort de France. Attention tout de même aux mancenilliers, ces arbres particulièrement nombreux sur les plages du sud de l'île et dont la pomme, plutôt petite, est hautement toxique, voire mortelle. Ils avaient été plantés, jadis, pour dissuader les envahisseurs arrivant de la mer. (...)

Lire l'article www.brefonline.com